Prière en poustinia


Extraits du livre de Catherine Doherty « La poustinia au coeur des villes »

(p.69)

coin-priere-maison-de-la-paix1La Poustinia vous met d’abord et avant tout en contact avec la solitude.

En second lieu, elle vous met en contact avec Dieu.

Même si vous n’éprouvez absolument rien, le fait n’en demeure pas moins que vous êtes venu pour rencontrer Dieu, pour un rendez-vous très personnel.

Vous avez dit au seigneur : « Seigneur, je veux prendre dans ma vie occupée ces prochaines 24, 36 ou 48 heures pour venir à vous, parce que je suis très fatigué. Le monde n’est pas comme vous voudriez qu’il soit et moi pas davantage. Je veux venir reposer sur votre poitrine comme Saint Jean le Bien-Aimé. C’est pour cela que je suis venu. »

(p.101)

La Poustinia est un endroit pour se reposer dans le Seigneur. Le Seigneur nous dit : « Entreprenez le voyage intérieur du cœur, et moi je serai votre repos ».

(p.58)

La Poustinia devrait être l’endroit où le bruit de l’âme est totalement éteint, où l’intelligence aussi se tait et où prend place cette immense écoute du silence de Dieu.

(p.61)

Le poustinik est un jardinier qui cultive son champ, en arrachant toutes les mauvaises herbes. Il herse afin de pouvoir labourer et retirer toutes les racines. Dieu peut alors semer la semence de son choix. Le poustinik s’affaire à transformer le désert en un jardin.

(p.97)

Poustinia signifie désert – elle est un désert.

Pourquoi veut-on se rendre au désert ? Pour suivre le Christ.

Le désert est un pays de détachement. Suivre le Christ, c’est renoncer à soi-même. Dans la Poustinia, le premier détachement est celui de soi.
Le plus grand défi lancé par la Poustinia est le détachement de soi.
Ce n’est pas seulement le détachement de ma « volonté », c’est le détachement de beaucoup de choses. De la nourriture, de l’étude. Mais plus encore que toutes ces choses matérielles, c’est l’aptitude à mettre à l’eau un bateau sans gouvernail.
C’est la capacité à se laisser dériver là où Dieu veut nous conduire. Un des traits distinctifs du Poustinik est cette capacité à se laisser conduire là où Dieu veut.(…)
L’essence même du détachement, c’est cela : aller avec Dieu partout où il veut nous conduire.

(p.91-92)

On entre dans la Poustinia avec une simplicité totale, la simplicité d’un petit enfant, et il n’y a aucun artifice d’aucune sorte. Le but de la Poustinia est de s’intérioriser, d’entreprendre un long voyage intérieur. (…)
On pourrait dire que le Poustinik est entraîné dans un grand voyage intérieur, dans lequel il explore les grands espaces de Dieu. (…)
Cela ne veut pas dire que vous devez vous passer de confort. Ce n’est pas le point le plus important.
Il s’agit plutôt d’en être complètement détaché. Dieu est heureux dans la simplicité et la pauvreté, en particulier dans la pauvreté d’esprit. Un but à poursuivre est de transformer « le besoin d’avoir en celui de ne pas avoir ».