Combat de Jacob (le vitrail)


vitrail-combat-jacobLe vitrail que vous pouvez admirer dans cette chapelle a été réalisé en 1992 par Bernard Tirtiaux. Il représente une scène biblique de l’ancien testament au chapitre 32, versets 23-32 du livre de la Genèse.

« Cette nuit-là, Jacob se leva, il prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants, et passa le gué du Yabboq. Il leur fit traverser le torrent et il fit passer aussi tout ce qui lui appartenait. Jacob resta seul. Or, quelqu’un lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. L’homme, voyant qu’il ne pouvait pas le vaincre, le frappa au creux de la hanche, et la hanche de Jacob se démit pendant le combat. L’homme lui dit : « Lâche-moi, car l’aurore s’est levée.» Jacob répondit : « Je ne te lâcherai que si tu me bénis.» L’homme lui demanda: « Quel est ton nom ? – Je m’appelle Jacob. – On ne t’appellera plus Jacob, mais Israël: (ce qui signifie : Fort contre Dieu), parce que tu as lutté contre Dieu comme on lutte contre des hommes et tu as vaincu. » Jacob lui fit cette demande: « Révèle-moi ton nom, je t’en prie.» Mais il répondit: « Pourquoi me demandes-tu mon nom » Et à cet endroit il le bénit. Jacob appela ce lieu Pénuël (ce qui signifie: Face de Dieu), car il disait: « J’ai vu Dieu face à face, et j’ai eu la vie sauve. » Au lever du soleil, il traversa le torrent à Pénuël. Il resta boiteux de la hanche. »»

 

Cette scène s’insère dans l’histoire mouvementée de Jacob que nous vous invitons à lire et à méditer pour sa richesse spirituelle. A cet effet, vous trouverez dans la mezzanine de la chapelle, un recueil de textes et commentaires sur l’ensemble de cette aventure.

Le texte suivant extrait de L’ardent combat, Jacob avec l’ange du jésuite Jean-François Thomas et de Michel Bez, invite à cette démarche pour un temps de solitude :

Jacob est un encouragement pour un monde qui a la tentation de rester dans les ténèbres, à une époque où tant baissent les bras et refusent la lutte.
Il n’est point l’homme des compromis, des lâchetés, des consensus, des petites paix achetées au rabais. Il est l’homme de violence ; de cette violence ancrée en Dieu qui est feu intérieur et donc de paix profonde pour le monde. De cette violence évangélique qui est le contraire des messages tièdes, apeurés et passe-partout.
Puisse chaque homme connaître le duel divin, l’agression angélique qui le secouent de sa torpeur spirituelle.